COSAC : deuxième jour de la plénière de la COSAC

Aujourd´hui, après une première journée de la COSAC intéressante, les travaux des parlementaires venus de toute l´Europe se sont poursuivis. Pour certains délégués, ce deuxième jour de la conférence a débuté de façon bien matinale et assez originale. Dès 7 heures du matin, un groupe de délégués a entamé un footing matinal à travers le centre de La Haye. Le parcours a notamment mené par le Palais Noordeinde, le Palais de la Paix, Lange Voorhout et la Place Binnenhof. Malgré la pluie, cette activité sportive a permis de partir du bon pied pour la seconde journée de la conférence, qui ne manquera sans doute pas d’intérêt. 

La première session de cette deuxième journée s´est tenue en présence de deux membres de la Cour des comptes européenne, avec une introduction présentée par le sénateur néerlandais Joris Backer : « Pourquoi avons-nous inscrit la Cour des comptes européenne à l´ordre du jour de la réunion d´aujourd´hui ? Parce que ses activités nous concernent tous et importent à toutes nos commissions. Nous sommes persuadés que l´audit est une question qui nous permet d´avoir une influence au niveau européen et auprès des parlements nationaux. Sur quoi ont porté nos dépenses dans l´UE? Voilà une question qui peut nous servir de sonnette d´alarme. »

Alex Brenninkmeijer et Ville Itälä, tous deux membres de la Cour des comptes européenne, ont échangé avec les parlementaires sur une coopération plus étroite entre les parlements nationaux et la Cour des comptes européenne. Monsieur Brenninkmeijer a indiqué que: « Si nous souhaitons améliorer la gouvernance, tant au niveau national qu’européen, nous devons tirer les enseignements de nos résultats passés ». Selon Monsieur Brenninkmeijer, il convient également de se pencher sur les possibilités d’améliorer la coopération entre la CCE et les parlements nationaux; «en l’absence d’un modèle de coopération unique, une approche sur mesure est indiquée».

Les participants ont ensuite profité de la possibilité qui leur était offerte de débattre avec les membres de la Cour des comptes. Au cours du débat, Monsieur Itälä a évoqué l’importance de la coopération entre la Cour des comptes européenne et les parlements nationaux: « Les retours d’informations sur les problématiques sont importants car ils nous permettent de prendre des décisions. La coopération est essentielle ; nous devons nous pencher sur des questions telles que le gaspillage alimentaire ou la problématique migratoire et pour cela nous devons échanger des informations afin, par exemple, de remédier aux taux d’erreur trop élevés ». Monsieur Itälä a également abordé l’obligation de rendre des comptes : « Afin de réaliser l’objectif de reddition de comptes, par exemple dans le secteur agricole, nous avons besoin de meilleurs règlements pouvant être mis en œuvre avec une marge d’erreur moindre ».

La deuxième session de la journée a porté sur la très actuelle question migratoire.Sous la direction de Kamran Ullah, les participants ont parlé de la mise en œuvre des accords passés entre l´UE et la Turquie. Gerald Knaus, le président de l´Initiative européenne pour la Stabilité, a présenté le sujet en indiquant sur quel plan l´Accord EU-Turquie fonctionne et sur quel plan celui-ci ne fonctionne pas : “Faisons en sorte que l´Accord fonctionne.”

Puis, lors d’un débat animé avec un panel, le rôle joué par tous les États membres dans la question migratoire a été abordé. L’UE doit réaliser ses valeurs, ce qui signifie à la fois donner et recevoir, et « montrer que c’est du sérieux ». Le grand nombre de parlementaires ayant demandé à prendre la parole montre que la question migratoire est au cœur des préoccupations. La discussion s’est centrée sur les besoins actuels, sur les obligations des États membres à l’avenir et sur l’avis de l’opinion publique  vis-à-vis de la migration.

Après les sessions, les délégués ont adopté les contributions qui portaient notamment sur les possibilités de coopération et d’échanges entre les parlements. À l’issue de la réunion, ces contributions seront communiquées par lettre au Parlement européen, à la Commission européenne et aux États membres.

En prélude à la COSAC, le Sénat et la Chambre des représentants néerlandais ont organisé un concours de dissertation. Le lauréat, Andrea Finesso, s’est adressé cet après-midi aux parlementaires présents dans la Salle des Chevaliers. Il a expliqué à l’audience la manière dont sa génération perçoit l’avenir de l’UE et le rôle que les parlements nationaux ont à y jouer : « En tant que jeune citoyen, je ressens une grande distance par rapport aux institutions. Je suis convaincu de l’importance d’une forte implication des parlements nationaux dans l’UE. »

Ensuite, la délégation slovaque a présenté la présidence de la Slovaquie qui débutera le 1er juillet 2016. Le mot de la fin est revenu à Malik Azmani, président du comité des affaires européennes de la Chambre des représentants néerlandaise : « Je me réjouis d’une conférence extrêmement fructueuse. Je souhaite remercier tous les participants à cette réunion pour leur rôle actif qui a contribué à des débats animés ».

Avec cette conférence, le parlement néerlandais conclut une série de six conférences couronnées de succès. Malik Azmani a remercié tous les participants à ces conférences, ainsi que tous ceux qui y ont contribute.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *